Vendredi 2 janvier, Ciudad Cuautemoc, Gérard. 20 $ la nuit, presque propre… Réveillés de bonne heures par la chère Adriana, on se débarbouille vite fait (pas d’eau au robinet) et on fonce à la jetée. (On apprendra par la suite que la montre de Martine avance de 20 minutes.) Là, c’est plein de ricains, comme toujours, et on poireaute. Arrive enfin ne petite barque correcte, chargée à raz-bord d’indiens qui débarquent tant bien que mal d’immenses ballots, car ces cons de touristes se sont précipités sur la jetée pour cravater les meilleures places, leur barrant à moitié le passage. On va d’abord vers San Pedro (après un laborieux démarrage avec changement de batterie). Le village est dans l’ombre, mais chacun le photographie consciencieusement avec le plus long zoom possible. Puis la barque se dirige vers San Lucas (Toliman). On fait la connaissance d’un couple de mecs corrects, qui sont coopérants en Uruguay. On mange un morceau de fromage excellent enveloppé dans une feuille de bananier. Puis c’est le « Camion » pour Santiago de Atitlàn, camion intenable, à 3 par banquette plus un à cheval au milieu, et le contrôleur qui essaye de passer… On croise un car de la même compagnie qui a sauté dans un champ la veille au soir. Ca met tout le monde en joie. En une heure on arrive à Santiago 75 c. Le marché est très beau, c’est un marché de légumes et de fruits très authentiques, où les femmes ont des vêtements et des coiffes extraordinaires. Mais tous ces braves gens sont noyés au milieu de cette meute de touristes, et ça le emmerde visiblement. On achète des bananes excellentes, puis on s’en va car le bateau part à 11 h, et le car ne nous enchante pas. Il partira en fait vers 11 h 1/2 pour 2,50 $, et à une vitesse incroyable. Comme s’il avançait à la rame. Bref, le « promène-couillons. On a quand même le temps de squinter au passage des mémés-laveuses au bord de l’eau. Un type paye 25 c pour prendre des gens en photo. Un autre n’a pas eu son ticket de passage, et devra repayer. Faux départ, car Adriana a oublié ses lunettes au magasin des emplettes. Repas chinois et on attaque vers la frontière. Nos ritals sont maintenant saisis d’une frénésie de roulage. En route on ramasse un indien sur le bord de la route, et il commence à nous parler de « hiéroglyphes », de « phonèmes », de « symboles », il s’avère que ce mec travaille (bénévolement) à écrire des bouquins et des dictionnaires en Maya-Quiche, et à préserver les traditions de ce peuple. Ses problèmes nous rappellent étonnamment ceux du Front de Libération de la Bretagne. {Groupe politique qui a agité l’ouest de la France à partir de la fin des années 60 et pendant les années 70.} Arrivée vers 8 h à la frontière, où il faudra payer 2 $ chacun, plus un certain nombre de « propinas » pour se faire lever la barrière, puis se faire enfumer la bagnole (désinfection ?), et enfin nous devons jeter nos avocats. (On les bouffe devant le douanier). La ville sensée avoir plus de 25 000 habitants sur la carte, semble en avoir 400 à tout casser. Et on trouve péniblement un hôtel avec un personnel super hargneux, surtout la jeune serveuse, que même un cadeau de Martine ne déridera pas.
Carnet
Belize, Guatemala, Honduras
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