encombré de son armée de types désœuvrés. Je ne récupérerai mon sac qu'à 10 h du soir, et il n'y aura pas moyen de prendre une douche... après un bref repos, nous voilà à courir les souks et les magasins ; mais ce n'est guère concluant : pas de jolies découvertes artisanales, rien que des objets ordinaires ou des colifichets pour touristes. Je fais tout de même l'emplette d'une jolie toque en renard pour la modique somme de 300 Afgh. Après une virée en ville où l'on déguste des brochettes un peu résistantes, retour à l'hôtel où il faut se battre pour accéder aux toilettes communes, et où Martine manque avaler un cafard un peu effronté. Vendredi 2 juillet, Kaboul-Hérat, Gérard Grande déception pour Martine : la plupart des magasins (bêtement on n'y avait pas même pensé) sont fermés vendredi... entre autres les belles échoppes de fourrures sur lesquelles on comptait. On a beau écumer Kabul dans tous les sens, on ne trouve ouverts que des magasins de bimbeloterie sans intérêt. Martine débusque tout de même deux belles bagues de pierre. A midi, on avale des tomates farcies au « New steak house », mais notre estomac est récalcitrant. {après ces dix mois de voyage, la lassitude exotique se fait sentir, et l'on se prend à rêver de pommes de terre en robe des champs, de saucisse de Morteau et autres ; les cuisines locales ne passent plus. C'est comme si le besoin de retrouver les habitudes bien ancrées et sécurisantes remontait à la surface...}. Puis c'est à nouveau la cérémonie des bagages (qui s'accélère en ce début juillet), et à 2 h de l'aprème nous voilà à l'arrêt de bus. Qui part bien entendu avec une heure de retard, rempli à raz-bord de touristes (c'est la seule route, assez en vogue), et ma foi assez confortable. Il apparaît vite que les chauffeurs, des petits nouveaux, ne connaissent pas la route, et hésitent à chaque carrefour, à chaque embranchement... Le paysage du soleil couchant est superbe, flamboyant, lumineux et pur. A chaque banquette du car, on se hâte de brûler les réserves de haschich. La nuit sera pénible, car les sièges, bien qu'assez bons, sont vraiment étriqués. Le car fait un arrêt technique à Kandahar (dont le nom me rappelle bien sûr les grandes heures du ski alpin...), et là, contre toute attente, les magasins sont tous ouverts pour nous accueillir bien qu'il soit 11 h du soir ! Samedi 3 juillet, Hérat Méched, Gérard Vers 6 h, c'est l'arrivée à Hérat. 14 h de route pour 1000 km. On descend à l'hôtel Mustapha (lequel ?), où l'accueil est long à démarrer. On utilise les toilettes, la douche, puis on déjeune. Le patron emballe vite fait la française qui était derrière nous dans le car. Puis on repart. 9 h : poste frontière afghan. C'est longuet mais calme ; les bagages ne quittent pas le toit du car. On croise des tas de gens en route vers l'est. Ça dure deux heures. Puis c'est le poste iranien tant redouté. {Cela paraît invraisemblable, mais notre voyage remonte aux temps préhistoriques où
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L’Afghanistan
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