Mohammed shah Reza, dernier régnant de la dynastie Pahlevi, dirige encore l'Iran d'une poigne de fer. Secondé par une police secrète redoutée, et appuyé par la CIA. Car pour les États Unis, l'Iran est la pièce maîtresse géopolitique de la région et aucun occidental n'imagine la possibilité de l'effondrement de ce régime, dont on vante les avancées technologiques, le modernisme, l'ouverture, la « démocratisation ». Et pas un occidental ne devine ce qui bout dans la marmite de cette nation dont l'histoire n'a pas attendu le surgissement de l'Occident. Quoi qu'il en soit, la police iranienne est redoutée de tous les routards pour son obstination à traquer les trafiquants de drogue de tous calibres et à les punir sévèrement. Aussi les touristes de la ligne Kabul-Méched se dépêchent-ils de brûler leurs dernières cartouches afghanes pour éviter les prisons du Shah. L'habitacle ressemble à une fumerie.} Le décor change brusquement : immeuble moderne, climatisé, douaniers en costume impeccable, imprimés touristiques luxueux... Tandis que se déroulent les formalités, nous admirons le petit musée du trafic douanier. Grâce à notre « bonne tête » (ou à d'autres infos?), le douanier ne daigne pas ouvrir fût-ce un sac à main. Serait-ce déjà fini ? Non, car les idiots de chauffeurs ne sont pas vaccinés contre le choléra ! Palabres, il est question de rester en quarantaine 48 h. Puis, comme toujours sous ces longitudes, ça s'arrange ; il faudra consulter un toubib au bled suivant... encore ¾ h de discussion, et on menace maintenant de les mettre en taule. On va tous à l'hosto, et finalement on les pique (vaccin…!). A 6 h du soir, nous voilà enfin à Méched, une des cités sacrées de l'Islam shi'ite. Immense ville, belles bagnoles, mais ça sent la pauvreté et les prix semblent exorbitants (par rapport à l'Afghanistan). Kilo de cerises à 500 balles {quelles balles ?}, bananes itou. Les gens semblent moins hostiles que nous le craignions d'après les récits. Puis nous repartons vers la capitale. La nuit sera plus agréable : nous découvrons que les sièges du Mercédès 302 s'écartent ; Martine dort par terre. Dimanche 4 juillet, Téhéran, locaux de la Sogréah, Gérard
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