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Aux Etats-Unis
Carnet
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quelque agressivité…} Vendredi 30 janvier, New Orleans, Gérard L’hôtel La Salle, dans Canal street, est fort bien et coûte 12 $ la nuit. Lever 7 h. René nous dit au revoir et nous souhaite bonne chance. Nous n’avons guère envie de partir, une fois de plus, et de quitter ce groupe d’amis de rencontre. Que nous ne reverrons sans doute jamais. Fabrice part aussi au boulot, puis Frédéric nous mène sur la 10 Est avec la WV. Il est 9 h ½. On rédige notre panneau : « French to New Orleans »… La première bagnole qui s’arrête, on ne la voit pas ! C’est un autre automobiliste qui nous la montre ! Martine sur mes genoux (ils sont déjà 4 !), nous faisons 5 M. Pas à l’échelle américaine… Puis s’arrêtent trois mexicains (décidément !), mine patibulaire, et plus grave, bière à la main… Ils roulent « just for the fun of it », très vite, très mal, dans une bagnole pourrie. On s’inquiète. Je me souviens du conseil du mexicain de Laredo : « Si les gens qui s’arrêtent ont de la bière, tu dis que tu attends un copain » ! On en verra d’autres… 10 M et ils nous débarquent enfin. Nous ramasse un type avec une bagnole aussi pourrie, radio amateur, le mec. Au lieu de regarder la route, il n’arrête pas de raconter des banalités à des gens qu’il ne connaît pas et ne rencontrera jamais. Au lieu de nous parler à nous. Mais soyons juste, il essaye aussi de nous trouver quelqu’un pour la suite du chemin. Et il trouve ! Mais le correspondant n’a pas le temps d’arriver que s’arrête un petit « truck » bleu. Un noir très sympa qui a fait toutes les guerres comme mécano, et nous les raconte. Mais qui se désaltère en sifflant à intervalles réguliers une bouteille de vodka planquée sous son fauteuil, et qui finit par être complètement naze. Il chante à tue tête et zigzague tant et plus, et se met à foncer à 90 miles à l’heure avec son bahut. Il a beau être sympa, je me prépare à lui couper le contact, mais je parviens à le convaincre de nous poser dans le bas côté sans en arriver à cette extrémité. Sauvé, mais pas fiers ! Un immense bahut s’arrête, rutilant, conduit par le texan typique. 12 vitesses, 50 tonnes de fuel, 5 Miles. On sera au moins monté une fois dans un de ces camions de légende ! Un jeune en WW, 2 M. Un autre radio amateur roulant dans une très belle bagnole. Il me dit qu’il « rencontre des tas de gens » grâce à sa radio. Il vient même d’en doubler un. Sans même le saluer. En fait, cette radio leur sert surtout à démasquer les flics embusqués. {Là aussi, avance prémonitoire de l’Amérique. En ces année de « gendarmes de St Tropez », nous en sommes encore à être surpris par les « vaches au tournant ». Pas de radars, peu de limitation de vitesse quelques limites à 110 sont apparues à partir de 1972), pas de taux d’alcoolémie, pas de ceintures de sécurité, très peu d’autoroutes…} Martine prend le relais. On roule avec lui jusqu’à Grange, 30 M environ. Vingt minutes d’attente s’ensuivent, mais on ne s’ennuie pas à commenter les bagnoles qui
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